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Le journal de captivité rédigé par mon père au STALAG IIIA

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 15:00

Entre le lac de Sainte Croix et Baudinard, d'anciens fours à charbon de bois trônent en sous bois. Ils nous rappellent ces anciens métiers, pénibles et qui rapportaient peu, "lei carbounié".
Malgré tout ils permettaient d'avoir ainsi des forêts propres, nettoyées.

four-charbon-de-bois.jpg




explications-four-charbon.jpg



Quelques explications...

Une autre technique beaucoup plus ancienne consiste à empiler le bois, en laissant une cheminée au milieu, le recouvrir de terre et le laisser consumer.

La fabrication en est décrite dans le Précis illustré de mécanique en 1894 de la manière suivante :

  • « Le charbon de bois provient de la carbonisation du bois, brûlé sans air pendant un certain temps.
  • Cette opération se fait à l’emplacement même où on le coupe, c’est-à-dire dans la forêt, et voici comment :
  • Les morceaux étant de longueur de 0m à 1 mètre environ, on les met debout et inclinés, entassés les uns sur les autres en formant une circonférence dans le plan horizontal de 3m à 6 mètres environ de diamètre, et une demie dans le sens vertical de 2m50 à 3 mètres de haut environ, en laissant un trou de toute la hauteur dans le centre pour y mettre le feu, qui consiste en charbon de bois allumé, puis on le referme totalement et on met une couche de terre ou de gazon sur toute la surface pour éviter les courants d’air. Il brûle dans cette position pendant quinze jours ou trois semaines suivant la qualité du bois, et lorsqu’il est suffisamment brûlé on remet une nouvelle couche de terre sur toute la surface pour l’étouffer complétement et on le laisse refroidir, puis on démonte le tout. Le bois étant assemblé et le feu y étant, il prend le nom de fourneau et demande à être surveillé nuit et jour. »

    Fichier:Charcoal pile 05.jpg


Ce procédé en meule permet d'obtenir entre 17 % et 28 % du poids initial de bois. Le rendement en volume est de 60%.

Fabrication de charbon de bois en Forêt-Noire en Allemagne vers 1900
 
 
Constitution de la cheminée centrale
Empilage des morceaux de bois
La meule avant d'être recouverte de terre

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commentaires

doriane dodo 02/04/2010 13:00


bonjour j'y suis allée une fois je vais éssayer de retourné voir c'est incroyable amitié doriane


mounic 25/03/2010 22:25


magnifique! j'ignorais l'existence de ce "four"! j'ai encore vu faire "lou carbounié" qui faisait les charbonnières dans nos bois...Il y a 40 ans. C'était difficile, long et salissant.Sa femme vit
encore.Quand elle me raconte sa vie dans les "cabanes" en forêt! c'est impressionnant! bisous (ton chandelier "magique" sur le billet suivant est splendide!


Ramu 25/03/2010 13:59


ça se faisait beaucoup à l'époque,on en parlait dans un livre de Piero Chiara écrivain de Luino.Je ne sais pas si tu connais.Bonne journée!


Galinette 25/03/2010 15:38


Non, je ne connais pas. Quel est l'éditeur ? Y a-t-il une traduction en français ?
J'aime bien tous ces romans qui ont un fond historique, social.


jupiter 22/03/2010 14:19


c'est très intéressant, l'corce des chènes verts partait aux tanneries, rine ne se perdait

c'est très loin tout ça, merci de nous raffraichir la mémoire
jupi


Maedes 21/03/2010 22:37


Je n'ai jamais vu de four semblable à celui que tu nous montres sur ta première photo lors de mes balades... dommage!
Par contre les traces de ces anciens fourneaux à ciel ouvert, oui, j'en ai souvent vu.....
Intéressant et en plus, joli hommage à ces modestes métiers d'antan dont on ne parle plus.... travail pénible et humble.... On imagine la vie de ces gens....
Merci et bisous argentins!