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  • : Selon mes balades, des photos de paysages, de nature, de villages, des petites et grandes histoires de la Provence...
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Le journal de captivité rédigé par mon père au STALAG IIIA

http://www.thebookedition.com/fr/stalag-iiia-journal-de-captivite-p-19537.html?search_query=stalag&results=1

 

 

 

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:37

Véritables bâtiments patrimoniaux de nos villages, elles sont l’emblème de leur histoire économique.

 

Coope-St-Max.jpg

 

St Maximin la Sainte Baume, 1912

 

La première a été créée dans l’Hérault en 1901, suite à une crise  et d’importantes manifestations, liées à une surproduction, la concurrence étrangère, le profit des négociants.

Pour essayer d’y faire face, sur des principes de solidarité, de démocratie, d’égalité, les paysans se réunissent afin d’avoir plus de moyens, de pouvoir investir ensemble pour vinifier et vendre leur production.

Le fonctionnement est le même qu’en association. C’est une réunion de personnes volontaires, dirigées par un Conseil d’Administration, des bénéfices réinvestis dans l’outil de production et chaque sociétaire possède des parts financières.

 

Dans le Var, les premières coopératives sont oléicoles, en 1905, à Camps-la-Source et à Cotignac.

La première coopérative vinicole voit le jour en 1906 également à Camps-la-Source. Dans le département elles ont été jusqu’à 106 en 1962, pour 153 communes… En 2012, elles ne sont plus que 43 et regroupent 4 000 coopérateurs.

 

cave-Carces.jpg

 

  L'intérieur de la coopérative de Carcès

  

  

Certaines communes ont eu 2 caves, non pas liées à la couleur du vin, blanc ou rouge, mais à l’époque, elles étaient l’emblème des couleurs politiques, les rivalités gauche/droite étant fortes (comme à Correns : « l’Amicale », 1935, et « la Fraternelle », 1924).

 

Leurs noms sont variés :

-   Soit d’origine géographique : la Fréjusienne (1921), La Lorguaise (1922), la Brignolaise (1929), la Monfortaise (1908)…

-    Ou idéologique : la Laborieuse (Bras, 1923 ; Carnoules, 1912), l’Indispensable (Néoules, 1908), l’Adorée (Vins, 1921), l’Emancipatrice (Besse sur Issole, 1910)…

 

 

Depuis une quinzaine d’années, leur nombre diminue. Soit elles se maintiennent, soit elles fusionnent entre voisines, soit elles disparaissent, les bâtiments sont alors détruits ou reconvertis (comme par exemple le Musée des Gueules Rouges à Tourves).

Elles produisent 60 % des vins du département, dont 85% en rosé, sous 3 appellations : Côtes de Provence, Coteaux Varois et vin de pays.

 

 

grappe-bouteilles.jpg

 

 De la production à la vente...

 

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commentaires

philae 17/03/2013 16:07

très intéressant

philae 09/03/2013 11:17

intéressant

mounic 03/03/2013 20:36

voilà un billet qui m'enchante! merci de me l'avoir signalé sur FB! La nôtre, comme tu le sais, a compté ses 100 printemps en 2012...Elle a été dignement fêtée! merci et gros bisous! mémé