Selon mes balades, des photos de paysages, de nature, de villages, des petites et grandes histoires de la Provence...
Extrait de Var-Matin d’aujourd’hui :
« La nouvelle est tombée au beau milieu de la matinée : la Commission européenne a annoncé qu'elle repoussait de plus d'un mois l'adoption de nouvelles pratiques oenologiques, incluant l'autorisation de fabriquer du vin rosé en coupant du rouge avec du blanc, initialement programmée pour le 27 avril. Un soulagement pour la filière viticole qui va ainsi bénéficier d'un sursis jusqu'au 19 juin.
« C'est une bataille de gagnée, mais pas la guerre », soulignait Eric Paul, président du syndicat des vignerons du Var qui a relayé l'information. Un soulagement de courte durée en réalité puisque ce report n'est pas dû à une réévaluation des pratiques oenologiques, mais à une demande de l'Office mondial du commerce, qui doit vérifier la conformité des règles proposées.
La Provence va donc poursuivre sa résistance pour tenter d'enrayer ce coupage.
Peu encline à s'attarder sur la mise en cause de sa réactivité, la filière viticole pense au contraire organisation, afin « que le rosé ne soit pas massacré sur l'autel du mercantilisme ».
« Il nous a fallu 20 ans pour expliquer aux consommateurs que le rosé n'était pas le fruit d'un mélange hasardeux mais bel et bien un produit digne de grands crus. Avec l'étiquetage " rosé de Provence " que nous avons arraché, il faudrait encore tout recommencer et justifier les différences de prix : cela n'est absolument pas satisfaisant. »
Jean-Jacques Bréban, président du Conseil des vins de Provence (CIPV). annonçait ainsi la constitution d'un dossier économique, demandé par le ministère, pour donner une vue d'ensemble du poids humain, financier et en termes d'emplois.
Les vignerons français espèrent rallier par ailleurs des poids lourds européens comme l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne qui, eux aussi, produisent du rosé. Dans la foulée, une question sera adressée aux parlementaires européens. « Le plus important est de rallier les politiques, mais surtout l'opinion publique. »
L'opinion publique semble déjà avoir fait son choix, le rosé est le seul vin dont la consommation augmente. Des millions d'adeptes manifestent ainsi leur attachement à une production qui a gagné ses lettres de noblesse et entend bien les conserver. »
2 mois de gagné c’est bien peu pour faire changer les choses et pour communiquer, expliquer en direction des consommateurs…